Envie de participer ?

Article DDM : L'Ariégeois Cédric Marchat a arbitré la montée en Top 14: "Ça me manquait de me faire siffler"

Publié il y a 1 mois par

Article DDM : L'Ariégeois Cédric Marchat a arbitré la montée en Top 14:  Ça me manquait de me faire siffler

Cédric Marchat a terminé une nouvelle saison au plus haut niveau en arbitrant un bouillant Perpignan-Biarritz. Au bout d’une saison particulière mais passionnante.

Cédric Marchat goûte à un repos bien mérité après une saison 2020-2021 exigeante, éprouvante mais passionnante. Arbitre semi-professionnel, l’Ariégeois a conclu sa saison avec la responsabilité d’arbitrer le match de la montée en Top 14 entre l’USA Perpignan et le Biarritz Olympique. Après 2015 (Agen-Mont-de-Marsan à Ernest Wallon, à Toulouse), Cédric Marchat a accueilli cette nomination "avec beaucoup d’émotion. C’est la récompense de toute la saison et de tout l’investissement qu’on y met."

Et pour vivre au mieux ces moments, il a voulu s’entourer "de gens avec lesquels j’ai des repères." Il aurait bien voulu avoir Jean-Luc Rebolal à l’arbitrage vidéo, ça n’a pas été possible. En revanche, il a accueilli Corentin Meler en 6e arbitre, celui qui gère les bancs de touche pendant le match. "Je m’entraîne avec lui toute l’année. C’est un peu mon lièvre (rires)."

À 42 ans, Cédric Marchat sait qu’il lui reste "trois saisons pleines" pour continuer à prendre toujours du plaisir sifflet à la bouche. Car il en prend. "Je prends du plaisir sur tous les matches. Il faut en prendre, même en s’entraînant." Semi-professionnel (il travaille à la SNCF 10 jours par mois), son planning est bien rodé. "Récupération et analyse du match du week-end le lundi ; travail et préparation physique le mardi ; travail ou journée off le mercredi ; travail et préparation physique le jeudi ; préparation du match du week-end le vendredi."

Au plus haut niveau de l’arbitrage depuis 2006, Cédric a accompagné l’arbitrage vers plus de professionnalisme. "Il faut aller vers de l’arbitrage professionnel. Il y a dix ans, on nous demandait moins de précision. Aujourd’hui, c’est plus technique." Il a aussi vu s’imposer la vidéo.

"Pour l’équité, elle a été une bonne chose." Même s’il est demandé aux arbitres de prendre "leurs responsabilités" sur le terrain. Cédric Marchat a tout fait, même l’arbitrage vidéo. "C’est une autre approche. Il faut être encore plus concentré que sur le terrain. On n’a pas de temps de lâcher prise." La pression a elle aussi changé. Celle de se tromper et de faire basculer un match. "Parfois, on passe des lundis plus difficiles que d’autres (sourire). Mais je ne lis aucun journal après mes matches. Il ne faut surtout pas. Si, je lis La Dépêche (éclat de rire)."

La finale de Pro D2 entre l’USAP et Biarritz s’est bien passée. Un rendez-vous important que Cédric a abordé sereinement. "Je n’appréhende pas ce genre de rendez-vous. J’ai préparé cette finale comme tous les autres matches de l’année. Sur le terrain, on ne voit pas le temps passer. On est dans une bulle. On savoure après." Après un repos, Cédric va bientôt reprendre le chemin de l’entraînement pour préparer la saison prochaine. Une de plus au plus haut niveau.

Une saison à huis clos un peu particulière

Cette année, Cédric Marchat a lui aussi subi le huis clos imposé quasiment toute la saison de Top 14. Pas de bruit de spectateurs, ça change quelque chose ? "Non, pas vraiment, mais ça me manquait de me faire siffler (rires). Sinon, non, mon arbitrage n’a pas changé. Mais c’est vrai que lors du premier match à huis clos, j’ai regardé mes collègues en leur disant qu’il allait falloir trouver la motivation." Un protocole sanitaire qui a également obligé Cédric Marchat à subir un test PCR toutes les semaines à J-3 de la rencontre.

    

Lionel Lasserre

toute l'association

Commentaires